Traditions, spiritualité, rites

Si la croyance, parfois confondue avec la foi, est de l'ordre de l'incertitude, la foi quant à elle est de l'ordre  de la religion ou simplement de la foi en Dieu ; la  sagesse spirituelle, pour sa part, appartient bien à la réalisation de l'être (la mission de chacun même la plus humble) ainsi qu' au chemin de l'individuation si cher à CG JUNG.

En effet, il y a sans doute une interdépendance entre l'Homme et l'Univers (l'Ordre Cosmique) et c'est pourquoi il est peut être plus facile de prendre conscience et connaissance de la  manière dont nos énergies structurelles sont assemblées et disponibles afin d'en réformer éventuellement l'action, que de rester dans l'attente de l'apparition "d'un grand sage, sauveur du monde".

L'intègration de la dimension spirituelle en psychologie et dans les diverses approches psychothérapeutiques est aujourd'hui plus que nécessaire, au même titre que l'ont déjà réalisé la sophrologie, le yoga, la méditation et bien d'autres approches.

Depuis  la naissance  de la psychologie "moderne"  et de la notion d'inconscient que nous pouvons facilement relier à l'alchimie depuis les travaux de CG JUNG, nous avons pris consience que cette intégration de la dimension spirituelle qui consisterait à aller vers ce que nous nommons DIEU, implique ou suggère une démarche de l' Homme vers la recherche d'une unité avec le Féminin.
Ce principe est bien celui des alchimistes qui recherchaient leur salut non pas dans les grimoires religieux mais bien dans la compréhension des mécanismes psychiques permettant de retrouver cette unité primordiale et philosophique dénommée l' OEUVRE AU ROUGE.

Nous savons aujourd'hui que les templiers essayaient par une pratique dite initiatique d'atteindre ce but ou cette connaissance. Mais il n'est point de magie dans cette pratique car il s'agit simplement d'une rencontre avec nous même dans des dimensions inconscientes afin de reconstituer l'identité ou la signature que nous portons et bien entendu de nous défaire de l'image ou des images qui nous servent de parure.

 

 

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L'origine des religions se positonne à l'époque où  les Hommes subissaient les effets des éruptions volcaniques, des tremblements de terre,  des ouragans et des inondations dans la plus totale des ignorances des causes. les primitifs les ont expliqués en peuplant leur univers d'êtres et de déités tribales qui petit à petit fusionnèrent sur des plans régionaux et universalistes.

Le sacré est cette dimension qui pour une raison ou une autre frappait  son imagination (les grottes, les plantes, les montagnes...) et les choses sacrées se distinguaient des choses profanes du fait  qu'elles contenaient  une puissance spécifique.

Par la suite quand les primitifs  ont évolués, cet animisme a tendu vers l'anthropomorphisme, les puissances ont pris formes humaines et c'est ainsi que les manifestaions de la force sacrée ( kratophanies) se sont incarnées dans le démons et les divinités diverses.

C'est ce procéssus d'humanisation qui va fonder la mythologie en  prêtant aux dieux une généalogie, des miraces ou de nombreuses  aventures , ainsi ils participent à la vie des Hommes.  Les actes cultuels (les rites)  reçoivent des explications tel que la  Fête de Pâque qui ne représente pas la sortie d'Egypte mais  résulte d'un ancien culte de  la fécondité.

Aux religions va s'apparenter la magie car celle ci va être incluse de très bonne heure dans les pratiques des cultes de sorte que l'on ne pourra presque plus distinguer un acte de magie d'un acte religieux. Toutefois l'acte magique va différer de celui religieux car il prétend contraindre les divinités en laissant aux magiciens et sorcier une totale autonomie des actes accomplis par rapport aux Dieux.

Le syncrétisme, évènement fondamental dans l'histoire religieuse, correspond au chevauchement des religions et la confusion des Dieux. Les Dieux gaullois se confondront avec Appolon qui se confondra avec Mithra.  Isis se confondra avec  Aphrodite, Cérès, Diane et Minerve et Attis sera appelé Osiris, adonis , Pan.

En fait, les religions ne restent pas figées, car elles subissent des transformations  mais assez lentes tout de même.

En dernier ressort  la religion a fait de Dieu un homme qui se comporte comme un homme en  l'insérant dans l'histoire il y a 2000 ans en arrière et en y associant des évènements réels afin de consolider la plus parfaite des illusions religieuses.

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